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Vous avez pris connaissance du projet de Centrale
Histoire concernant un dictionnaire des centraliens étrangers. En
attendant que ce travail soit mené à terme, nous vous proposons
dans les pages qui suivent, quelques figures connues ou moins connues
qui illustrent l'extraordinaire variété d'origines et de carrières
de nos camarades venus de tous les horizons. La liste que vous allez
consulter, résulte du hasard. Mais il nous a semblé qu'elle était
suffisamment significative pour être portée à votre connaissance,
sans attendre la fin d'un travail académique toujours très long
à mener à terme.
Les biographies que vous pourrez lire en cliquant sur le nom que
vous choisirez, ne sont pas le produit d'un travail historique pour
la plupart, mais en général de simples nécrologies trop sommaires,
avec tous les défauts propres à ce genre de texte. Mais elles nous
apprennent déjà beaucoup et donnent envie d'en savoir plus.
Ils sont venus du monde entier, les francophones et voisins immédiat,
Suisses Belges et Luxembourgeois, à l'époque où il n'y avait pas
encore d'école d'ingénieurs chez eux, les Latins Espagnols et Italiens,
les représentants des minorités chrétiennes et israélites de l'Empire
ottoman, les Grecs au sortir de leur guerre d'indépendance, les
Polonais fuyant la répression russe après l'insurrection de Varsovie,
des Roumains Latins d'Europe centrale en très grand nombre, des
citoyens des USA à l'époque où on pouvait considérer utile de compléter
sa formation dans notre école après Harvard, des Japonais après
l'ouverture de l'ère Meiji, des représentants de l'Amérique latine
du Rio Grande à la Terre de Feu. En 1878, ils représentaient en
cumul depuis la fondation de l'Ecole, environ15% des diplômés.
Ils sont repartis dans leur pays d'origine participer à l'aventure
du développement industriel de ceux-ci. Ils furent pour certains
fondateurs et directeurs d'écoles d'ingénieurs en Suisse, Belgique,
Espagne, Roumanie, ministres, dirigeants de grandes compagnies de
chemin de fer, chefs de file d'école de pratique constructive, exploitants
de mines au bout du monde, constructeurs de ponts et de barrages.
Certains, exilés politiques, ont trouvé en France une nouvelle patrie.
D'autres enfin séduits par le dynamisme économique et culturel de
la France d'alors, sont restés, naturalisés ultérieurement enrichissant
notre pays de leur différence, fondateurs d'entreprises prestigieuses,
souvent repartant au loin pour les entreprises françaises ou établissant
un pont entre leur pays d'origine et la France.
Ils étaient descendants de grandes familles et avaient l'habitude
de se sentir chez eux dans toute l'Europe, voire dans le Monde,
mais d'autres s'imposèrent à l'entrée de l'école avec l'aide de
bourses et durent leur carrière à une aide improbable.
Cette évocation est surtout valable pour le XIXème siècle, la liste
que nous proposons pour le moment contient 80% de représentants
de promotions d'avant 1900. Mais l'aventure a continué. Descendus
à 10% des promotions avant la guerre de 1914, les étrangers furent
de moins en moins nombreux entre les deux guerres mondiales, pour
atteindre un étiage après la seconde. Si des pays de la zone d'influence
culturelle française fournissaient toujours des représentants (Moyen-Orient,
Egypte, Roumanie, Grèce), de nouveau pays s'ajoutèrent, ceux d'Afrique
du Nord en particulier. Une réouverture pourrait-on dire se fit
avec le programme d'échange TIME dans les années 1985. Aujourd'hui,
il y a 30% de diplômés étrangers et 40% de centraliens français
et étrangers avec un double diplôme.
La liste sera enrichie au fur et à mesure des recherches en cours.
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